23 déc. 2009

Bilan 2009 #2 : Christmas actually is



J'ai eu beau reculer l'échéance et m'entêter à ne pas le voir venir (en même temps, j'ai vraiment pas fait exprès einh... j'y suis pour rien si je me sens pas "In the mood"), je ne peux plus fermer les yeux....

Ca y est, c'est un fait, je ne peux le nier :



Et comme le dit mon cher Bill Nighy que j'aime du plus profond de mon âme : je le sens dans mes doigts, je le sens dans mes orteils.... !!!!

Rrrrrrrrrrraaaaaaaaaaaaaah !


Non pas que je n'aime pas Noël, attention, loin de là !
C'est juste que, cette année, je ne l'ai pas vraiment vu venir, en fait.
C'est probablement lié au fait qu'il a fait 25° C jusqu'au 27 novembre, et qu'on est tombés à -2°C le lendemain.
Ou alors c'est lié au fait que j'ai eu du travail par dessus le genou depuis le 15 octobre (le premier qui dit qu'avant je branlais rien se prend une danse). Mais ça s'est pas arrêté en fait entre temps.
Ou alors c'est lié au fait que je suis tombée malade une semaine avant mes congés et que du coup, à ne pas bouger de chez moi par un froid polaire, j'ai confondu... J'ai vécu une espèce de Jet Lag et mon arrêt maladie m'a propulsée d'une semaine en avant et m'a fait réalisé que, oui, ça y est, je suis en vacances... Une semaine de repos, deux jours de boulot et hop !

JE M'EN VAIS FÊTER NOËL EN FAMILLE, DIS DONC !!!
Original me diras-tu... Mais là où ça pète, c'est que aujourd'hui, je m'en vais là :







Et que là, c'est juste la maison magique. Quand j'y vais j'ai 4 ans. Depuis 20 ans dès que je mets un orteil dans cette maison, j'ai 4 ans à nouveau.. Et c'est trooooop bien !!
Nourriture ambiance "Chez Maïté", famille nombreuse type "on s'entasse pour dormir parce que les hôtels à la ronde ça court pas les chemins", souvenirs de toutes mes vacances été comme hiver compris, le ski pas loin, le ruisseau au fond du jardin, les dents du fond qui baignent, les siestes au soleil ou au coin de la cheminée, les grosses charentaises et la poule farcie, l'énorme sapin taillé à la hâche dans la forêt d'à côté, les roulés-boulés emmaillotés dans la paillase pour dévaler la pente, le cache-cache dans les fougères...
C'est un peu l'endroit qui me donne complètement envie d'assumer mes racines béarnaises et cul-terreux que mes habitudes de petite bourgeoise citadine essaient de fuir au quotidien...

Bref, j'ai juste envie d'y être déjà !!!!

Mais je suis juste dans le train là, en fait. Ca va aller, ca va bien se passer... Plus que 3h et j'y suis !

4 jours sans téléphone, sans ordinateur (du moins sans Internet)... Avec juste les moutons, le ruisseau et le bruit des machoires en pleine mastication pour venir troubler le silence et la quiétude de ces journées de rien branlage....

Du bonheur en barre, je vous dis !

Alors, je vous souhaite un joyeux Noël mes petits lardons salés... Fricassez vous bien, remplissez vous les estomacs, faites le plein de gras et de chocolat.. Parce qu'on n'est pas rendus et ça fait du bien, un tant soit peu, d'oublier qu'on est nés pour en chier.... !!!!








Et des bisous de la Princesse, au passage !!

20 déc. 2009

Bilan 2009 #1 : mon année

Tu n'y échappes nulle part : les Guignols, Télérama, Facebook, Vinsh, et moi-même l'année dernière, je l'avais fait... Le bilan !!
C'est parti pour les dix derniers jours de l'année mon canard !




Et moi ça me met en joie, écoute !
Et pourtant Dieu sait que cette année a été bien meilleure que 2008. Oui, quand je relis certains de mes écrits d'il y a 12 mois, j'ai juste envie de me pendre, en repensant à l'état d'humeur de meeeerde dans lequel j'étais....


Alors, pour célébrer 2009 et lui souhaiter "Bon vent !" tout en la remerciant, je vais lui consacrer mes 3 prochains posts, les 3 derniers écrits de l'année...

Et le mieux de tout ??
Je vais tester pour toi, lecteur, l'envoi programmé d'article sur mon blog. Youhou !
Oui, je suis une geekette. 2009 a été l'année de tous les démarrages, 2010 sera celle de la prise de risques... Et j'anticipe un chouilla avec ce test qui, marchera / marchera pas, je verrai bien... Mais je verrai surtout après coup parce que là où je serai pour les fêtes, je peux toujours me toucher pour tenter d'avoir un réseau....


C'est parti mon kiwi, mon bilan de l'année :



Les "j'ai" :

- j'ai commencé l'année sur une péniche sur la Seine
- j'ai quitté Paris pour la province
- j'ai vécu avec ma mère (à nouveau)
- j'ai retrouvé mon petit Pano
- j'ai déchanté sur un fantasme de jeunesse
- j'ai renoué avec la vie sentimentale
- j'ai détesté ma vie sentimentale
- j'ai retrouvé Bordeaux
- j'ai trouvé du travail
- j'ai découvert la vie active
- j'ai trouvé l'appartement de mes rêves
- j'ai réappris les joies de vivre seule
- j'ai déchanté devant les incontournables de la vie de jeune cadre dynamique célibataire (fauchée, moi ?)
- j'ai retrouvé la blonde
- j'ai eu 7 semaines de congès
- je suis devenue Tatie
- j'ai vu des coupines partir loin
- j'ai rencontré de nouveaux copains
- j'ai repris le théâtre
- j'ai été prise pour une buse
- j'ai perdu du poids
- j'ai ri, j'ai pleuré, j'ai toussé, j'ai vomi, j'ai bu, j'ai fumé, j'ai crié, j'ai râlé, j'ai eu peur, j'ai jubilé, j'ai comploté, j'ai espéré, j'ai vécu, et j'ai aimé ça...


Les "J'ai pas":

- je ne suis pas tombée amoureuse
- j'ai pas trouvé de table de chevet
- j'ai pas mis de sous de côté
- j'ai pas arrêté de fumer
- je ne me suis pas mise au sport
- j'ai pas voyagé



Voilà, un bilan qui illustre une certaine hyperactivité et une avancée indéniable...
Je suis assez contente de 2009, et je mets beaucoup d'espoir dans 2010, en espérant que tous les chantiers entamés aient des bases solides parce que, comme à mon habitude, je compte bien en profiter pour charger la mule !!!!

4 déc. 2009

R.I.P.



La nouvelle est tombée : hier soir, à 00h15, Gonzague a chu. Du haut de toute l'élégance que son grand âge lui permettait, il est tombé.

Cinq années de bons et loyaux services, de présence indéfectible dans les moments les plus éprouvants comme les plus joyeux, il me suivait partout....
Fidèle, beau, à l'écoute, toujours présent, performant.. mais un peu fatigué aussi, terne, abîmé, usé par les années. Il n'était pas au maximum de sa forme mais ne méritait pas non plus une fin si brutale et impromptue.. !

Gonzague n'a pas seulement accompagné mes soirées d'étudiantes. Il égayait aussi mes trajets en train, mes dimanche pluvieux, mes petits-déjeuners léthargiques, mes après-midi ennuyeuses, mes soirées endiablées. Il me suivait dans mon quotidien, dans mes projets, dans mes envies, mes lubies. Il était mon deuxième moi, mon doudou, mon bébé, mon petit, mon cerveau de substitution, mon lien sur le monde, mon appui logistique en tous points.

Je ne m'en séparais jamais. Et si j'y étais contrainte, le remplacer par un pâle compère me demandait un effort psychologique intense et la fade saveur qui découlait de cet échange ne me rendait que plus maussade.
Dans ma grande patience, il m'arrivait malheureusement de retourner contre lui tout l'agacement accumulé dans la journée, et je le rendais responsable de tout mes maux. Je le trouvais lent, amorphe, capricieux, obsolète.

Il n'en était rien.

Aucune originalité ne me sera utile pour dire à quel point il est nécessaire de perdre les choses auxquelles on tient pour se rendre compte de leur valeur.
Aujourd'hui, je rend hommage à Gonzague, par ce petit message. Et je tiens à partager avec vous ma tristesse face à cette perte.

A Gonzague :

Merci Gonzague.
Je te serai toujours reconnaissante d'avoir été ma première réelle possession, ma première source de satisfaction et de fierté, le compagnon de mes plus belles années....
Tu m'as initié à la pomme, à cette quête toujours plus vive de l'objet à la fois utile et beau, esthétique et performant, humble et distingué.

Ordinateur d'un jour, ordinateur de toujours. Aucun autre ne te remplacera jamais.
Dans mon coeur en tous cas, parce que dans les faits, je ne te cacherai pas que je vais m'atteler à vite trouver une solution de substitution parce que je me sens complètement à poil là...