11 juin 2011

Le haut du panier

J'ai toujours eu tendance à confondre les expressions françaises... Ajoutes à ça le fait que je commence toujours un article par le titre (alors qu'on doit faire l'inverse d'habitude), et tu devines que le titre que j'ai mis à mon article là, eh ben en fait, il est pas trop trop adapté...

Bé oui : pour dire l'inverse du "fond du seau", tu mettrais quoi toi ? Moi j'ai choisi "le haut du panier", pour illustrer et saluer le fait que, ça y est, je suis sortie de ma période de suractivité professionnelle ! Du coup, je suis remontée le long de mon seau, tel un escargot après la pluie, et j'ai pointé le bout de mes antennes, sur l'anse encore mouillée, et me voilà !

TADA !!

Même si "le haut du panier" normalement, ça veut pas vraiment dire ça, mais bon, tu m'as suivie.


Donc me revoilà, presque* fraîche, presque* dispo, et presque* enjouée, après plusieurs mois (depuis février en somme) de taff inconditionnel, éreintant, passionnant, usant, et tout et tout... Tu sais ? le genre d'événement pour lequel tu t'épuises... Que, tant qu'il est pas arrivé tu baves dessus et tu lui octroies toutes les causes de ta bipolarité... et que quand il est passé, tu es limite en train de vouloir remonter le temps, tellement t'as kiffé te donner tout ce mal, et que tu te demandes comment tu vas réussir à te passionner de nouveau pour un autre dossier...

Eh ben voilà, j'en suis là.
D'où le "presque"*.

Pendant cette semaine du mois de mai, j'ai fait des rencontres qui m'ont fait faire un bon en avant de plusieurs années. Des gens d'horizons tellement variés que tu en as le tournis, des constats, des apprentissages professionnels (quoi ? la patience ? ...connais pas !), des prises de conscience "Mais comment ça ? Y a des gens qui font des coups bas ? Et la misogynie ça existe pour de vrai ?... ah merde" ... Des constats qui te donnent envie de chanter le générique de "Il était une fois la vie :

....trois, quatre "LA VIE, LA VIE, LA VIE, LA VIE !!!"

ET

j'ai surtout fait une rencontre phénoménale, transcendantale, hallucinogène et inoubliable. Un être hors du commun, doué d'un sens de l'humour descendant directement des druides elfiques, et d'une disponibilité qui m'a enlevé bon nombre de cailloux de mes tongues : j'ai nommé Sa Sainteté Bernard.


Le premier qui trouve le lien de cause à effet, gagne un pin's

Bernard c'est un peu ton salut quant tu gis, sous 5m de neige et qu'il arrive avec sa fiole, pour la petite goulée qui va bien et te réchauffe le bide en 2 temps 3 mouvements.
Bernard c'est le coup de téléphone sympa, qui arrive à point nommé en te disant "Bon, et comment ça va ?", et qui te permets de lâcher un peu les vannes quand t'as pas pu le faire en direct auprès de BigBoss.

Bernard c'est le constant"Restez zen" qui te donne l'impression d'avoir vociféré pendant les 10 minutes qui viennent de passer, en mode "euh... non mais en fait ça va aller, vous inquiétez pas. Ahem." alors que dans ta tête tu te dis "Je me suis peut-être un peu trop plainte, bordel".

Bernard, c'est la blagounette qui sort d'on ne sait où et qui te fait éclater de rire au téléphone, au moment pile où BigBoss passe devant ta porte et te lance un regard du type "Qu'est ce qu'elle a à rigoler celle là ? On se marre pas ici, on trime !". Oupsy.

Bernard il t'analyse, il te dit quoi lire, il t'aide, il t'accompagne, il te fout la pression aussi, il te démoralise avec des vérités que t'as pas envie d'entendre, il te parle d'apéro sans arrêt, de son régime, de ses mollets.


Bernard c'est la petite fiole de gnôle qui t'arrive dessus sans crier "gare" et qui fait son petit effet.

De la liqueur d’échalote, relevée au jus d'ail.



Ceci était donc un hommage à Bernard, une sorte de totem virtuel à la gloire de Sa Sainteté, pour les services rendus, le coup d'oeil professionnel et le coup de main salutaire dans la préparation et le déroulement de cet événement.
Une façon de le remercier différemment qu'en disant merci, parce qu'après il va croire que j'ai la richesse de vocabulaire d'une porte cochère.


P.S. Et sinon, j'ai toujours autant d'idées d'articles sous le coude, faut juste que je m'y mette. Je sais.

Bisous.

3 interventions très à propos:

Célialalalèèèreuuhhh a dit…

Je sais pas qui c'est ce Bernard mais il a l'air bien sumepatik!

Anonyme a dit…

J'avoue, je suis le canidé dont on parle dans cet article.
A moins que cela n'en soit un autre. A vrai dire qu'importe car il faut toujours, quand on parle chien, avoir cinq Bernard.
Que dire si ce n'est que je fus ravi de partager l'aventure commune qui nous a fait nous connaitre, et, je l'espère, nous apprécier.
Sachez, Princesse, que malgré toutes les avanies que vous avez pu subir ces derniers mois, vous avez toujours été à la hauteur, à la hauteur de vous-même, à la hauteur des évènements; vous étiez simplement la seule à ne pas vous en rendre compte.
Sachez, Princesse, que malgré tous les moments de relâchement, de moral en berne - comme le dit mon ami Stéphane -, de bluesitude absolue, de détestation de soi et des autres, de haine de sa hiérarchie, de doute...Vous avez toujours mené à bien votre tâche. Personne n'en doutait, mis à part vous.
En un mot bravo pour avoir fait ce que vous avez fait, et bravo pour être ce que vous êtes.
Bernard

aDeLiNe a dit…

Ouais Bernard ta gueule, nous ce qu'on veut c'est écouter ça:
http://www.youtube.com/watch?v=IrBQii4P3vc

Ouais ziva j't'kiffe.